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# Posté le vendredi 03 novembre 2006 18:57

Modifié le samedi 04 novembre 2006 08:09

Le Break Dance

Le Break Dance
Qu'est ce que le Break Dance?

Le (ou la) break dance, ou break dance, ou break, est un terme utilisé pour désigner un style de danse développé à New York dans les années 1970 caractérisé par son aspect acrobatique et ses figures au sol. Un danseur de break dance est appelé breaker, b-boy, ou encore b-girl s'il s'agit d'une femme.

Principes du breakdance

La break dance est une danse qui se pratique en solo, en général au milieu d'un cercle (personnes se disposant en cercle, le danseur dansant au milieu du cercle). Les danseurs dansent chacun à leur tour: ils font des passages. Un passage se déroule de la manière suivante :

le danseur s'avance au milieu du cercle et effectue des mouvements de jambe rapides qui rappellent ceux du boxeur Mohammed Ali. Cela s'appelle toprock, ou également danse de préparation, puisque c'est en effet seulement le début du passage, pendant lequel le danseur s'échauffe et aussi fait de la place pour pouvoir avoir assez d'espace pour danser. L'uprock, danse originaire du Bronx à caractère martial, peut aussi être effectué à la place du toprock.
le breakeur exécute des figures appelées footwork, ou passpass, c'est-à-dire pendant qu'il a ses mains au sol, ses jambes courent autour de son corps.
le danseur effectue des figures au sol (les phases) qui mettent en avant soit sa vitesse d'exécution, soit sa force physique, soit sa créativité à enchaîner de manière originale plusieurs figures.
En général, chaque danseur fait partie d'une troupe, couramment appelée crew. Ayant été à la base développée dans les quartiers difficiles du Bronx, cette danse en a conservé un esprit de gangs. Ainsi les crews se défient souvent les uns des autres: il s'agit de battle. Les deux crews se font alors face et font des passages chacun à leur tour. Le vainqueur est choisi par le public, ce qui a engendré des discussions interminables en raison de la partialité de cette méthode. Très vite se sont organisées des battles officielles, jugées par des danseurs-arbitres. La plus connue reste la compétition internationale Battle of the Year qui se tient en Allemagne tous les ans.

# Posté le vendredi 03 novembre 2006 19:16

Histoire du breakdance

Histoire du breakdance
Break dance et hip-hop

L'histoire du break commence dans le Bronx des années 1970 et est intimement liée à la destinée d'un chef de gang du nom de Aka Kahyan Aasim, membre des Bronx River Projects, une fraction des Black Spades. On ne sait pas si Aasim fut vraiment un chef de gang sanguinaire ou un membre ordinaire comme l'étaient alors la plupart des jeunes du Bronx. Toujours est-il qu'il va changer d'orientation et créer, sous le pseudonyme d'Afrika Bambaataa, la Bronx River Association, plus tard renommée Zulu Nation (en 1974). Poussé par ses études sur l'histoire de l'Afrique et son amour pour la musique, il veut catalyser l'énergie des jeunes gens de son quartier dans des activités artistiques pour éviter qu'ils ne finissent dans des gangs. On lui doit la naissance d'un nouveau mouvement: le hip-hop (dont les 4 piliers sont le rap, le graffiti, le scratch ou djing et le breakdance. Afrika Bambaataa créera également l'un des premiers groupes de breakdance, les Zulu Kings.


Origines du terme break dance

Kool Herc, un immigré jamaïcain, se rend compte que l'énergie des gens sur la piste de danse atteint son paroxysme à certains passages d'une chanson où ne sont présentes que la ligne de basse et la ligne de batterie. Il décide donc de jouer ces passages en boucle. Pour ce faire, il utilise deux tourne-disques (platines) et met le même disque sur les deux platines. Il passe ainsi d'un disque à l'autre, répétant le même passage. Ce passage s'appelle un break, ou breakbeat. Comme les premiers breakeurs fréquentaient beaucoup les soirées de Kool Herc, on les a appelés les breakers ou b-boys (b pour BRONX). Par extension, on utilisera le terme break dance.


Influences du break dance

Il est extrêmement difficile de dater précisément une genèse de la breakdance. A la fin des années 70, New-York est un vivier cosmopolite où chaque couche d'immigration a développé son style de danse. Il est vraisemblable que les danses les plus populaires à l'époque étaient le good foot et le popcorn, inspirées des chansons Get On The Good Foot et Popcorn de James Brown. Ces danses constituaient en un mouvement de jambes rapides, où les danseurs passent d'un pied d'appui à l'autre. On peut y noter une certaine ressemblance avec certains mouvements de swing, du charleston du lindy hop ou de claquettes. Cette danse devait sans doute aussi se danser par le biais des défis. La mode de se défier viendrait de l'atmosphère gangster environnante, mais aussi des concours de talents, qui sont alors très populaires.

On peut aussi penser à l'influence du locking qui est alors la danse la plus populaire sur la côte ouest des États-Unis, et du popping.

Le Good Foot a pu ensuite donner naissance a l'upwork, où deux personnes (ou plus) dansent l'une en face de l'autre en imitant de se battre. La règle de la danse stipule qu'il est interdit de toucher son adversaire.

On ne sait pas exactement ce qui un jour à poussé les danseurs à descendre au sol après l'exécution de leurs mouvements de jambes. Les hypothèses sont nombreuses: les films de kung-fu avaient alors un succès phénoménal et l'art martial chinois inclut énormément de positions au sol. Un autre art martial, la capoeira, également très populaire, est une source fondamentale de la breakdance. Les danses traditionnelles cosaques ont également inspiré les breakers. En effet, certaines danses russo-slaves reposent sur les mêmes principes que le break: une exécution rapide d'un mouvement de jambes puis exécution de mouvements au sol. Il ne faut pas également oublier la forte immigration africaine présente à New York et l'immigration latine, qui ont amené énormément au break. On peut ainsi y voir une influence de la salsa dans les « footworks ».

Il faut aussi noter l'influence plus tardive du skate board qui résultera dans des freezes très aériens (tels que le Y). D'autres disent que c'est le breakdance qui a influencé le skateboard, puisque le Y est déjà présent dans la capoeira.


L'âge d'or new-yorkais (1977-1986)

En 1979, avec des groupes comme Zulu Kings ou bien Nigger Twins, on peut enfin parler de breakdance. Les figures de sol basiques sont alors :

le six-pas, six-temps, ou six steps
le trois-pas, trois temps, ou three steps
les freezes, tels que le baby-chair
le back-spin
la coupole
Le break va alors connaître une période d'effervescence et de créativité qui ne sera plus jamais égalée avec des groupes comme Rock Steady Crew, New York City Breakers et Dynamic Rockers. De nouveaux mouvements, plus acrobatiques, font leur apparition :

le head-spin
le hand glide
la couronne
le thomas (nommé ainsi en hommage au gymnaste Thomas Flare, l'inventeur du cheval d'arçon)

L'âge sombre du break dance (1986-1991)

À partir de 1986, le hip-hop, et le break surtout, deviennent démodés à New York, et, du coup, subit le même sort partout en Europe.

# Posté le vendredi 03 novembre 2006 19:20

Mouvements de base et Vocabulaires

Mouvements de base et Vocabulaires
Mouvement de bases

Le six-pas (six steps)

Le six steps est un des premiers mouvements au sol inventé. Comme son nom l'indique, ce mouvement est constitué de 6 pas ayant pour principe de tourner dans un sens, ou dans l'autre. Le haut du corps (tête au bassin) ne bouge pas, on doit toujours rester sur la même ligne et rester de face. Certains breakeurs y ajoutent même des variantes qui suivant les danseurs et surtout suivant le style de chacun, ajoute une particularité et l'identité de chaque breakeur.


Le trois-pas (three steps)

Le 3 steps est comme le 6 steps mais avec 3 pas. Il faut toujours revenir au point de départ.


La coupole (windmill)

La coupole est un mouvement de rotation sur les épaules, elle s'introduise dans le groupe de "power move".A chaque fin de tour, la position de départ est reprise : trax, bras positionné en angles droit, une main au sol et le coude sur l'estomac. L'écart des jambes ainsi que la vitesse sont deux facteurs importants pour la coupole.

Il existe différentes coupoles :

Coupole boule : la position de départ n'est pas reprise. A chaque fin de tour, le danseur effectue une vrille (360°) sans les mains. Une fois le départ effectué, le danseur se trouve sur les épaules. De là, il donne une impulsion avec les jambes, qui va l'aider à tourner sur lui même pour se retrouver de nouveau sur les épaules, et ainsi de suite. Les jambes effectuent une flexion - extension pour une meilleure impulsion. La position des jambes et la vitesse sont très importantes pour cette coupole.

Coupole ventrale : Cette coupole s'effectue sans les mains. Une fois le départ, le danseur se trouve sur les épaules. De là, il passe sur le ventre en remontant la tête ainsi que les jambes. La coupole est toujours en rotation.


Le 90 (ninety)

Normalement appelé ninety nine, c'est le fait de tourner sur une main. L'expérience et la pratique permettent l'enchaînement de plusieurs tours. Un dérivé de ce mouvement est le sixtine, figure consistant a tourné sur une main comme le ninety mais en partant sur sa 1er main d'appuie et non pas avec la 2eme main touchant le sol comme le ninety. Avec de l'expérience acquise il est possible de réalisé un ou plusieurs tours en sixtine, puis en ninety, et enfin terminer en enchainant le tous avec une ou plusieurs vrilles. Donc de très nombreuses variantes spectaculaires s'offres aux b-boys expérimentés.

Vocabulaires

Crew : un groupe de danse ou un groupe de graffiti.
Battle : défi de danse entre deux crew ou deux danseurs.
Bite : du verbe to bite en anglais (mordre) : action de copier ou de voler un mouvement d'un autre danseur ou d'un autre crew. Equivalent français : "pomper"
Spin : tourner sur une partie du corps.
Power move : les mouvements les plus acrobatiques du break dance, comme le thomas ou la vrille.
Style : mouvements qui ont besoin de moins de force physique et de plus d'attitude, de rythme et de style.
Top rock : Pas de préparation du breaker avant sa descente au sol.
Up rock : Danse combat.
Passe-passe : construction exécuté au sol avec les jambes.
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# Posté le vendredi 03 novembre 2006 19:25

Compagnies, B-Boy et B-Girl célèbres

Compagnies, B-Boy et B-Girl célèbres
Compagnies


Compagnies américaines

Rock Steady Crew, New York : fondé à New York en 1977, le Rock Steady Crew sera un des groupes mythiques de l'âge d'or du break dance (1983-1986), avec des membres tels que Crazy Legs, Ken Swift, Mr Wiggles ou bien Frosty Freeze. Le Rock Steady Anniversary est une célébration qui se déroule chaque année à New York, sous les auspices de la Zulu Nation. Cet événement est également connu pour son concours de danse, le Spy Award, qui s'y déroule.
Filmographie : Wild Style (1982), Style Wars (1983), Flashdance (1983), Beat Street (1984)
Discographie : Hey You The Rock Steady Crew (1983)
Site web : site officiel
New York City Breakers, New York : éternels rivaux du Rock Steady Crew, les NYC Breakers sont surtout connus pour une apparition télévisée au Lincoln Center en 1985, aux côtés du président des États-Unis Ronald Reagan qui les avait invités pour affiner son image auprès des jeunes. Ses membres les plus connus étaient Speedy, Mister Wave, Flip Rock.
Filmographie : Graffiti Rock (1984), Beat Street (1984)
Dynamic Rockers, New York : autre groupe mythique de l'âge d'or new-yorkais, les Dynamic Rockers faisaient de la gymnastique ensemble au lycée avant de se lancer dans la danse. Ce sont eux qui introduisent l'aspect acrobatique du break. À noter que certains de ses membres vont se tourner vers la musique et créer le groupe Break Machine.
Style Elements, San Francisco.
Rock Force Crew, San Diego

Compagnies françaises et belges

Paris City Breakers, Paris : sans doute la première troupe en France, avec notamment le breaker fou, Scalp, Solo et Willie. Les PCB participaient à l'émission H.I.P. H.O.P., animée par Sidney.
Aktuel Force, Paris : fondé en 1984, Aktuel Force est l'une des premières troupes de break dance en Europe. Dirigée par son danseur vedette Gabin Nuissier, elle constitua un passage obligé pour beaucoup de danseurs français, tels que Ibrahim, Salah et même le rappeur Kool Shen du groupe Supreme NTM.
Vidéographie : La Danse Hip-Hop, par Gabin Nuissier (1992)
Site web : Aktuel Force
Black Blanc Beur
La Family, Paris
B-boys breakers, Lyon, en 1983, quatre copains (Yves Milome, Hatem Chraiti, David Milome, Jean-Marc Mougeot, Henri Toyi) ont formé un groupe afin de partager ensemble leur passion de la break dance. La rue était alors le seul lieu de répétition. Par la suite, la MJC de Rillieux-la-Pape leur a donné l'opportunité de bénéficier d'un local de danse afin de répéter dans de bonnes conditions.
En 1989, face au travail et au sérieux du groupe, la MJC propose ses services pour l'élaboration du son premier spectacle Art Tag. C'est à cette occasion que le groupe B. Boys Breakers se forme. En 1991, après le succès de Art Tag, Choc U voit le jour. En janvier 1991, le groupe crée l'association Hip-hop Arts dont le but est de produire les bons artistes du mouvement hip-hop.

Fantastik Armada, Paris/Meaux.
ILLEGAL STYLE,BELGIQUE (NAMUR)
Phase T, Paris
Les Vagabonds, Paris
Wanted Posse, Paris
Pockemon Crew, Lyon
Dynamics (anciennement Dynamic Rockers), Bruxelles, Belgique
La Compagnie Force 7, Paris, fondée en 1996 par Guy Sembé. Connue pour son travail sur les effets visuels, mêlant dance, cinéma d'animation, vidéo, création lumière, etc. L'inspiration de cette compagnie se trouve dans le comic-book, les mangas, le cinéma de science-fiction et les arts martiaux.
Legiteam Obstruxxion, Paris et Caen

Équipe en Corée du Sud

Expression crew
Gambler crew
Extreme(obowang) crew
MB crew
Jinjo crew
Last For One crew
Drifters crew
Rivers crew
TIP crew
TG breakers
Dark One crew

B.Boys célèbres

Corée du Sud

Bboy Woosung : directeur de la team Expression crew. Ce crew réalise beaucoup de show en Corée du Sud. L'aspect de leur show est original, créatif, et de toute beauté.
Physicx (Rivers Crew)
The Blon[D] Heu[r] (Extreme crew)
Hong 10 (Drifters Crew)
Darkness (Gambler Crew)
The End (Kim Yun soo de son vrai nom) (Gambler Crew)
Bruse Lee (Gambler Crew)
Baek (Extreme Crew)
street sharks (h.m.)


USA

Crazy Legs (Rock Steady Crew)
Ken Swift (Rock Steady Crew)
Crumbs (Style Elements)
Remind (Style Elements')
Ivan (Style Elements)
Vietnam (Rock Force Crew)
Kujo
Machine
omar

France

Khriss & Ken (Break'in Dance Compagnie) ex Liaison Fatale
Benji (Division Alpha, Rock Force Crew)
Salah (The Family,Vagabonds)
Ibrahim (The Family)
Gabin Nuissier (Aktuel Force)
Bouda
B-Boy Junior, dit aussi Buana (Wanted Posse)
Brahim (Pockemon Crew)
Lilou (Pockemon Crew)
Punisher (pierre de son vrai nom) (Hors normes et Alliance)
Lamine (Les vagabonds)
Nabil ancien et pionner Hip Hop(Quintessence et cercle des danseurs disparus) Battle Od the year 95

Belgique

Najim, dit Power, (Dynamix)
Saïd Ouadrassi
Karimbo
Jomo (bruxelles-Anvers)[1]

Allemagne

Storm
Lil ceng
Rubber Legz

Les B.Girls

Les filles sont rares dans le break dance, néanmoins on peut voir que des battles de B-girls sont de plus en plus organisés afin de faire disparaître cette tendance.

Solidstate breakdance est une troupe composée exclusivement de filles ayant pour domicile Montréal. Pionnières dans leur style, elles sont de plus en plus en demande sur la scène nord-américaine et font la promotion du break chez les filles.

# Posté le vendredi 03 novembre 2006 19:32